Mélissa Laveaux
Quatre ans après Mama forgot her name was miracle, la canadienne Mélissa Laveaux revient avec un cinquième album en mars 2026. Construit comme une traversée entre vie et mort, il convoque mythologie, mémoire familiale et engagement politique. La mort y devient compagne, inspiration et motif musical, jamais taboue dans son héritage haïtien. Entre pop indé aux accents psychédéliques, et collaborations avec ses proches, l’album résonne comme un manifeste : la vulnérabilité est une arme, et les artistes — surtout les femmes — sont dangereuses.
Née à Montréal dans une famille haïtienne et installée en France depuis plus de quinze ans, Mélissa Laveaux s’est imposée comme une voix singulière de la scène internationale. Autrice-compositrice-interprète et guitariste, elle navigue entre folk, pop et musiques du monde, mêlant fingerpicking hypnotique, héritages caribéens et influences rock. Révélée par Camphor & Copper (2008) et acclamée avec Radyo Siwèl (2018), elle construit album après album une œuvre hybride et engagée, où l’intime et le politique s’entrelacent.
Son 5ème album « At My Softest I Am Most Dangerous » à sortir en mars 2026 explore la puissance cachée de la vulnérabilité, là où la douceur devient une force radicale. Entre tensions intimes et élans émancipateurs, l’album tisse un dialogue subtil entre introspection et affirmation de soi.Les textures sonores sont fines, habitées, parfois brutes, toujours émotionnellement chargées. La voix y navigue entre fragilité assumée et détermination farouche. Un disque intense et contemporain, qui transforme la sensibilité en acte de résistance.
Tallisker
TALLISKER est une autrice-compositrice-interprète de pop indé, installée à Paris. Sa musique est une synthèse d’Occident et d’Orient, fruit de son éducation occidentale traversée d’origines grecques, italiennes, ashkénazes et nord-africaines, qu’elle met en lumière avec délicatesse. Son EP Azadi (2020), composé et enregistré alors qu’elle explore Paris, Téhéran et New York, est un road-trip musical au carrefour des sonorités pop-électro, classiques, et perses. Ses couleurs instrumentales et ses paroles d’une grande sensibilité, racontent des mouvements d’exil et de liberté, avec le lot d’espoir et de désillusions qu’ils comportent. Son premier album, Contrepoints, sorti en 2022, est l’expression même de sa signature sonore et de son processus créatif “bohême” (composition sur la route et production DIY). En associant une pop-électronique moderne avec des gimmicks instrumentaux traditionnels, elle signe des titres cosmopolites et accrocheurs, à l’instar de ses modèles : M.I.A, Rosalia et Stromae. Son single « Cocagne » s’est classé #1 des chansons étrangères les plus shazamées en Turquie. Sa chanson « Libre » – hommage à “Age Ye Rooz” – a été acclamée par la presse internationale, dans le contexte du mouvement Femme, Vie Liberté. “Bagatelle” enfin (reprise pop de “Dilek Taşı”), a sucité l’admiration de Gülden Karabocek en personne et tourne en boucle sur les radios turques. Quoi qu’elle fasse, où qu’elle aille, Tallisker s’engage dans l’écriture et la composition comme elle voyage : en quête de clairvoyance, de paix et d’unité.
